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mardi, 25 mars 2025 19:47

Avancée majeure dans l’affaire Émile

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Nouvelle avancée dans l’affaire Émile Vedovini Nouvelle avancée dans l’affaire Émile Vedovini pixabay/photo d'illustration

Après des mois d’incertitude, l’enquête sur la disparition d’Émile Vedovini connaît un tournant décisif. Ce garçon de 2 ans et demi, introuvable depuis juillet 2023, est au centre d’un dossier criminel désormais qualifié d’homicide volontaire. Le 25 mars 2025, quatre personnes ont été placées en garde à vue. Parmi elles, les grands-parents maternels de l’enfant, ainsi que deux de leurs enfants majeurs. Les autorités poursuivent parallèlement des opérations d’investigation sur le terrain.

Garde à vue de Philippe Vedovini et de membres de sa famille

Le 25 mars, les enquêteurs ont placé en garde à vue Philippe Vedovini, ostéopathe à La Bouilladisse, son épouse et deux de leurs enfants. Cette mesure intervient dans le cadre d’un approfondissement des vérifications entamées depuis plusieurs mois. Les faits reprochés sont graves : homicide volontaire et recel de cadavre. Ces gardes à vue visent à confronter les versions et analyser les incohérences apparues dans le dossier.

Une perquisition a été menée dans la matinée au domicile familial situé à La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône. Le lieu, un mas provençal spacieux, a été fouillé par les gendarmes. Ces derniers sont repartis avec un SUV, probablement utilisé par les grands-parents, et une remorque à cheval. L’opération s’inscrit dans la phase dite « criminalistique », déployée à plusieurs endroits en parallèle.

Découvertes en mars 2024 près du Haut-Vernet

La disparition d’Émile remonte au 8 juillet 2023, lorsqu’il était en vacances chez ses grands-parents dans leur résidence secondaire du hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pendant neuf mois, les recherches – incluant battues citoyennes et ratissages judiciaires – sont restées vaines.

Tout change fin mars 2024, lorsqu’une promeneuse découvre un crâne et des dents à environ 1,7 km du lieu de disparition. Ce point relance l’affaire, mobilisant des dizaines de gendarmes, des anthropologues, des spécialistes de la scène de crime et des équipes cynophiles. Sur place, les enquêteurs retrouvent des vêtements, un petit fragment osseux, mais aucune preuve permettant d’identifier la cause de la mort.

Nouvelle mobilisation judiciaire à Haut-Vernet et état d’avancement

Le 13 mars 2025, la présence renforcée des enquêteurs à Haut-Vernet alimente les spéculations. Des objets, dont une jardinière placée à l’entrée de la chapelle, sont saisis. Ces éléments s’ajoutent aux nombreuses expertises réalisées, mais l’instruction, bien qu’avancée, n’a pas encore livré de conclusion définitive.

La juge d’instruction à Aix-en-Provence pilote toujours l’enquête. À ce stade, aucune mise en examen formelle n’a été prononcée à l’encontre des personnes gardées à vue. La défense de Philippe Vedovini souligne que l’homme est toujours placé sous le statut de témoin assisté, sans réquisitions du parquet.

Obsèques, attente et espoirs de vérité

Le 8 février 2025, des obsèques publiques ont été célébrées à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, en présence de plusieurs centaines de personnes. La famille entière s’est réunie pour cette cérémonie, marquant un moment symbolique dix-neuf mois après la disparition d’Émile.

La cause de sa mort reste, à ce jour, inconnue. Malgré les moyens judiciaires mis en œuvre et les expertises techniques déployées, les circonstances précises de son décès ne sont pas encore élucidées. La famille, quant à elle, réclame désormais des réponses et continue de collaborer avec les autorités.

Source: Le Monde